La fusion des listes Griesbeck-Zimmermann-Lebeau, officialisée aujourd'hui, fait donc grincer des dents.

  • Les miennes, bien sûr. L'irrespect des électeurs du Modem allergiques au Zimmermanisme, et de ceux de Lebeau qui ont cru à sa comédie de l'apolitisme (je lui décerne volontiers la palme du foutage de gueule) m'écœure passablement.
  • Celles du Modem aussi, qui avait été rejoint par bien des gens de gauche, qui se retrouvent aujourd'hui floués.
  • Celles de l'UMP enfin, il n'y a qu'à voir les commentaires qui fleurissent sur les blogs et invectivent Zimmermann et ses deux nouveaux amis, accusés à raison de faciliter le travail de la gauche[1]. Et Grosdidier n'a pas attendu pour retirer l'investiture de l'UMP à Zimmermann pour la donner à Rausch. Ce coup de théâtre finit d'ailleurs de transformer ce Dallas en pantalonnade, du niveau des bouffonneries de Neuilly-sur-Seine ou de Puteaux. Il devient quoi le projet de l'UMP porté par Zimmermann maintenant? Finalement c'était pourri et Rausch qui était porté aux gémonies se retrouve l'espoir de la droite? Il faut voir là plus une vengeance de Grosdidier, qui n'avait pas caché sa préférence pour Rausch dès le départ, qu'une volonté de sauver une situation de toute façons désespérée. C'est à se demander si la droite messine n'est pas la plus bête de France...

Je pourrais me réjouir de cette comédie qui offre Metz sur un plateau à Dominique Gros, mais voir la ville se faire tourner en ridicule ainsi est assez affligeant.

Notes

[1] Mais vous savez, les gars, beaucoup de villes sont à gauche et s'en portent très bien...