Un peu de militantisme, allez:

  • Gros (PS, Verts, PC, centre gauche): 34,04%
  • Rausch (DVD): 24,16%
  • Zimmermann (UMP): 16,68%
  • Griesbeck (Modem): 14,69%
  • Lebeau (Centre): 5,63%
  • Vincent-Falquet (LCR): 2,87%
  • Rinaldi (LO): 1,34%
  • Bonnet (EXG): 0,59%

Metz *peut* passer à gauche. C'est assez incroyable quand on y pense. Rausch était déjà maire que je n'étais pas né, ce qui n'est pas compliqué: il concourt pour son septième mandat quand même! Mais bien sûr, ce ne sera qu'à la faveur d'une triangulaire ou quadrangulaire. Ce qui signifie que les tractations et fusions de listes vont être les principaux déterminants de l'issue de l'élection.

Les rumeurs couraient, et finalement France3 annonce la fusion des listes Zimmermann et Griesbeck. Je ne sais pas le dire autrement: ça me scie le cul. Je pensais que Nathalie Griesbeck avait un peu de dignité. Après avoir clamé qu'elle ne fusionnerait avec personne (mais peut-être parlait-elle seulement de Rausch), voilà qu'elle va propulser, car il ne saurait en être autrement, Marie-Jo Zimmermann, représentante avec Jean-Louis Masson de ce que la droite mosellane fait de pire [1], en meilleur espoir de ceux qui ne veulent pas des socialos-communistes à la mairie de Metz (oui, les termes du débat sont bien de ce niveau-là: apparemment la droite messine craint réellement l'arrivée des chars soviétiques rue Serpenoise). Et en plus, Lebeau, centriste mais pas trop, fera également cocu ses électeurs en étant de la partie, pour la gloire d'un strapontin au conseil municipal. Misère...

Il est à espérer que ces manœuvres à deux sous aient le destin qu'elles méritent: un petit séjour dans l'opposition pour Zimmermann, un renvoi à ses petites affaires de Griesbeck, qui pourra se consacrer pleinement à son mandat passionnant de députée européenne (je dis ça sans ironie), et la mise à la retraite de celui qui a été maire de Metz pendant six mandats, soit six de trop. Au moins.

Il est temps que Metz se réveille. Elle ne peut rester une ville morte plus longtemps.

J'ai envie de dire: Allez Gros!

Notes

[1] Citons Grosdidier, patron de l'UMP de Moselle (un sacré cas lui aussi): Le tandem infernal Masson - Zimmermann pourrit la vie politique départementale. (source). Il faut dire que les deux zigotos ne sont pas pour rien dans le basculement à gauche de la région Lorraine en 2004.